Trip 01.1 - Brussels, Belgium to Beograd, Serbia

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Today, I wake up in a bus

Il est 01:15, le bus s’arrête dans une aire de repos en Autriche, proche de St-Polten, direction Vienne. Les lumières s’allument et tout le monde se précipite, semi-endormis, sortir fumer. ^^’ merci que le bus soit “non-fumeur”.

J’ai mal au cul, les sièges sont durs et la moindre pause (environs toutes les 5 heures) est bienvenue. Le reste du temps, on se tourne, se retourne, fesse gauche, fesse droite, on teste toutes les positions pour y trouver le moindre confort qui soulage. “Heureusement”, le bus n’est pas complet, on a tous de la place, on est mieux qu’en avion c’est sur, mais même avec 2 sièges pour soi, ça reste pourtant 20cm trop court pour étendre ses jambes.

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Je suis dans ce bus depuis le départ de Bruxelles, la veille à 11:00, 11:45 avec le retard. Les conducteurs ne parlent pas anglais et je pense que tout le monde est Serbe dans ce trajet, sauf 2 belges, une demoiselle éleveuse de “Mâtin de Naples” du côté de Liège, et moi. Elle voyage pour un salon de chien, à la recherche d’un male (pour ses chiens, hein!).

Je te laisse imaginer la sélection de films…. J’ai rien compris.

Serbia, the border

Le jour s’est levé, nous sommes en Hongrie et je pense qu’il n’y a plus d’autoroutes, ça secoue.

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C’est verdoyant, les maisons sont modestes, les portes et fenêtres sont petites, les routes sont trouées, c’est assez joli comme pays.
Nous arrivons à la frontière serbe à 07:00.

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Je stresse un peu, tout le monde présente son passeport et je suis le seul a présenter une carte d’identité….
Le garde me regarde, compare, regarde, compare, scan et je passe. Yasssss, ils n’avaient pas l’air de rigoler quand même.
Et je pense que toutes autres actions l’aurait gonflé

Novi Sad, 10:30, 28°C,

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Je sors pour prendre la température, faire une photo, il fait trop chaud, trop vite et trop tôt, je retourne à ma place.

1h -ish plus tard, enfin, nous y voilà. Beograd (Belgrade), il est 11:50.
Timing parfait.

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Les premiers pas

Alors évidemment, quand on arrive quelque part, on est le noob, le touriste, easy target. Dès la dernière marche du car, nous sommes sollicités par autant de taximans et autres services qu’il n’y a de voyageurs. Je repousse une dizaine de demandes de taxi, le temps de récupérer mon sac de la soute. Et dans le tas, y en a un de malin qui me propose de l’aide pour la gare de bus.


Mmmm, ouais, mes objectifs en arrivant, c’était:

  • manger quelques choses, relax.
  • me poser dans un point wifi, pour trouver mon chemin.
  • trouver un bancontact pour tirer de la monnaie locale.
  • rejoindre la station de bus direction le sud pour le logement dans les bois.

Un truc que j’avais oublié, un peu comme pour le passeport, c’est que la Serbie n’est pas dans la zone EURO, donc

  • pas compris dans mon forfait gsm,
  • donc 13€/le Mo de donnée, 6€ la min d’appel.
  • donc la monnaie ici, c’est le dinar (je veux des dollars car on m’appelle solar)

Retour sortie du bus.
J’ai mon sac et me laisse convaincre qu’un coup de main pour trouver rapidement les solutions à ma todolist, ça serai finalement pas si mal venu.
Et quoi? Il va me montrer le chemin, c’est pas ça qui va me conduire à dépenser grand chose.

30min plus tard, j’ai des dinars, j’ai mangé un cool kebab local pour 1,50€ et je suis à la station de bus. Il n’y a plus qu’à prendre le bon jusqu’à ma destination.
Et le mec me demande 25€ pour ses services.
-gloups-
J’ai “négocié” et filé 20€, je n’avais pas de monnaie.
Après tout, c’était ma faute, je n’ai rien discuté avant, il a transporté mes bagages et il m’a quand même évité de galérer 3h pour le même résultat. Très serviable et poli en plus.
Le touriste noob quoi. Faut bien se faire avoir une fois, c’est le jeu, n’est-ce pas, j’assume et jure qu’on ne m’y reprendra plus.

Prnjavor

Encore 45min de bus. Un plaisir, j’suis plus à ça près.
Je suis accueili par Dejan, un local qui va me loger dans sa maison de Hobbit.

On commence bien sur, par boire une bière au bar de biker, c’est sur le chemin et j’ai soif. (ça ne resemble en rien à un bar de biker ^^ ) Le mec est cool, il travaille dans le tourisme. Inspiré de permaculture, il s’est acheté un terrain pour y construire quelque chose off grid.

Faire pousser des trucs, être indépendant, ce serai idéal, mais il a vite compris que c’était trop difficile pour lui et ne permettrai pas d’en vivre. Il loue maintenant son espace, il y organise des visites pour un “Belgrade différent” et sensibilise à la permaculture.
Il aime pouvoir montrer aux gens autre chose et les faire sortir de la ville qu’il me dit.
Ça ne change pas le monde, mais c’est sa manière d’agir à son échelle, malgré les frustrations classiques. Le défi est énorme, l’admin est corrompue et les gens ont d’autres priorités.

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Après une visite du lieu, nous sommes revenu au bar, où nous avons pu discuter et comparer nos expériences en quelques bouteilles. C’est vraiment motivant de trouver autant de similarité si loin de chez soi et pourtant aussi facilement.
Merci internet ;)

Dejan reprend le bus et je retourne à la maison.
Un repas léger, je profite du calme, prépare mon lit et m’écroule.
Il est 20:00…